Le rêve bleu brisé
Déception et frustration sur le visage des joueurs Français, en regardant les All Blacks soulever la coupe William Webb Ellis. Ils ont tout donné dans une finale qui restera dans l’histoire. Toute la France s’est retrouvée devant un écran ce dimanche à 10h. Les supporters français ont vu un XV de France présent au combat. Avec une envie débordante d’être champion du monde. Il a manqué un point pour réaliser cet exploit. Les Néo-zélandais ont montré qu’ils sont les maîtres du rugby mondial. Et que même si la France a réalisé une prestation grandiose lors de la finale, les All Blacks ont su tenir jusqu’au coup de sifflet final.
Rude combat
Lors du haka, les Français lancent les hostilités. En forme de V comme “victoire”, les hommes de Marc Lièvremont avancent vers les Blacks, en train de réaliser leur danse rituelle. L’affrontement débute. La provocation française est confirmée sur le terrain : un combat rude que les Blancs infligent aux Néo-zélandais. A l’image des avants français qui progressent à chaque impact et des arrières qui jouent de leurs appuis pour tromper les Blacks. Au niveau de la conquête, la France domine en touche. En mêlée, le duel est plus équilibré. Le XV tricolore arrive à alterner jeu au près, au large et au pied. En revanche, ils commettent des fautes. Mais le buteur néo-zélandais, Piri Weepu est dans un mauvais jour. Il a laissé huit points en route, durant la rencontre. Premier coup dure pour le XV de France à la 12ème minute : la sorti de l’ouvreur Morgan Parra sonné, après un coup reçu en pleine tête. Il est remplacé par François Trinh-Duc. Trois minutes plus tard, les Français sont surpris par une combinaison en touche. Les All Blacks marquent le premier essai de la partie par l’intermédiaire du pilier Tony Woodcock. 5-0 pour la Nouvelle-Zélande. L’équipe de France, dominante en début de rencontre en terme d’occupation et de possession, n’arrive plus à se dégager et à mettre la main sur le ballon. Malédiction pour la Nouvelle-Zélande. Le jeune ouvreur Aaron Cruden se blesse. Il est remplacé par Stephen Donald. Le score reste inchangé jusqu’à la mi-temps, 5-0.
Pression française
Dès le début de la seconde période, les Français mettent la pression aux Néo-zélandais. Ils obtiennent une pénalité à 24 mètres des poteaux sur la gauche. Dimitri Yahcvili échoue de peu. En revanche, le buteur All Black, Stephen Donald, réussie la pénalité, qui met à l’abri la Nouvelle-Zélande, 8-0. Ces trois points encaissés, les Blancs en font abstraction. D’ailleurs, ils arrivent à récupérer un ballon et conclure par un essai. C’est François Trinh-Duc qui est à l’origine de l’action qui arrive à percer. Après quelques temps de jeu, Dimitri Yachvili ouvre grand côté. Le centre Aurélien Rougerie passe à hauteur pour le capitaine Thierry Dusautoir qui prend l’intervalle et marque l’essai. Explosion de joie partout en France et dans l’Eden Park à Auckland. Les Français réalisent l’exploit de revenir à un point des Néo-zélandais, avec la transformation réussie de François Trinh-Duc. La bonne défense française va leur pemettre de récupérer des ballons et de bien les exploiter. Trinh-Duc va même avoir l’occasion de donner trois points aux Français pour passer devant. Malheureusement, il rate cette pénalité de la victoire. Durant les dix dernières minutes, les tricolores vont être en possession du ballon. On peut noter que les Blacks commettent des fautes, qui ne vont pas être sifflées par l’arbitre Craig Joubert. Jamais les Français n’arriveront à obtenir au moins le point pour égaliser ou plus pour l’emporter. Les Néo-zélandais sont sacrés champion du monde. Avec un score honorable pour les Français 8-7.